EDITOS

 La prévention avant tout . Arrêtez de vous suicider!

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Si on montrait à un conducteur le film de l’accident terrible qu’il va avoir
dans une heure , parce qu’il a trop bu , le type choisirait sans doute
des verres d’eau comme boisson avant la route.
Personne n’a le journal du lendemain, certes. Mais aujourd’hui on sait des tas
de choses sur le comportement de notre corps face à certains types d’agressions:
des nourritures nocives, l’air parfois irrespirable, des produits d’hygiène « assassins »…
Je dois vous raconter une expérience personnelle, qui pourra faire réfléchir.
J’avais à peine 18 ans, en ce temps où, pour plaire aux filles, le meilleur rapport
qualité-prix était sans doute de fumer . Je n’avais pas d’alternative puisque
pas les moyens d’acheter une Ferrari. J’ai donc commencé à fumer .Très vite,
jusqu’à un paquet par jour. Progressivement, j’ai pris goût pour des brunes,
les Gitanes sans filtre. En deux ans je « plafonnais » à trois paquets par jour.
Les années passent, et je conserve ce rythme totalement inconscient de
soixante cigarettes par jour . Après quelques années, je commence à
ressentir des « dégâts collatéraux » , des problèmes respiratoires, une baisse
des heures de sport, une plus grande fatigue… A moins de trente ans.
Je me dis qu’il faut réduire. Mais réduire, c’est juste arrêter et reprendre .
Il faut ARRETER. J’essaye donc la simple volonté. Ca ne fonctionne pas.
Juste une pause de trois mois. Puis l’acupuncture, avec un médecin chinois du
16 ème arrondissement. Six mois de pause, et une infection purulente de l’oreille
grâce à une punaise non désinfectée .
L’étape suivante: ma femme a des toux plutôt inquiétantes . Le pneumologue
lui demande instamment d’arrêter de fumer . Mais elle n’a jamais fumé de sa vie.
Fumeuse « passive » . Puis, le coup de massue. Un matin d’octobre 1985,
j’étais marié depuis quinze jours , je sens une gêne au fond de la gorge.
Et au réveil je me dirige vers la salle de bain. Puis en me penchant sur le
lavabo je rejette des quantités considérables de sang bien rouge.
J’eus une frayeur terrible.
Ce jour-là, sans prendre aucune décision formelle, j’ai arrêté NET de fumer.
Ni cigarettes, ni cigare, ni pipe. Rien . J’ai refusé alors de consulter un
médecin ou de faire un examen . Si je devais mourir que ce soit dans
l’inconscience totale. Et depuis ce jour, soit depuis 32 ans, je n’ai plus jamais
fumé quoi que ce soit.
Faut-il donc voir la mort en face pour comprendre que la cigarette est un désastre pour
son corps, pour ceux qui vivent autour de vous, y compris vos propres enfants.
Tout le monde le sait. Et tout le monde est capable , a la force , de lutter contre ce
fléau, contre ses pulsions de mort. Faites-le AVANT de mourir, c’est plus sympa
pour tout le monde.
Déjà trois de mes proches sont décédés de ça .Exclusivement de ça.
Alors, mon propos n’est pas seulement de vous faire peur. Mais,
lorsqu’on a une famille qui vous aime, des amis, on se dit que cet effort
va vous sauver. Lorsqu’on peut éviter les traitements si durs,
les regards inquiets de vos enfants, choisissez la PREVENTION.
Dans ce cas, ça s’appelle  « J’ARRETE DE FUMER ».