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Virus contre Cancer – Qui gagnera?

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Karcinolys, Bio-tech Française, a pour objectif de tester un nouveau virus Oncolytique, Myb34.5, virus de l’herpes génétiquement modifié, afin d’obtenir une indication en oncologie, notamment dans le traitement des cancers du pancréas et du foie.

Virus oncolytique – Le cheval de Troyes

Le virus oncolytique est un virus « destructeur de cancer ». Il n’est  pas présent naturellement chez l’homme. Il est injecté à des fins thérapeutiques, sans avoir d’effets dangereux. Sa modification génétique le rend inoffensif. Domestiqué, il est par conséquent capable d’infecter et détruire les cellules cancéreuses. Il reconnaît préférentiellement les cellules cancéreuses . Celles-ci, rendues plus vulnérables par le processus de cancérisation lui facilitent l’entrée au lieu de lutter contre sa réplication. Le virus se nourrit de la cellule tumorale, se multiplie à l’intérieur, se propage et la détruit. La croissance tumorale favorise la croissance du virus en son sein, ce qui finit par la tuer.
Dans la plupart des cas, le virus oncolytique n’infecte qu’une fraction des cellules tumorales. Le succès de la thérapie dépend d’un relais qui est assuré par les cellules immunitaires, qui, stimulées à leur tour, vont contribuer à l’élimination de la tumeur.

Pour quel cancer  ?

La virothérapie, est une stratégie thérapeutique qui vise à utiliser les virus oncolytiques (modifiés génétiquement) pour détruire les tumeurs cancéreuses. Le développement du virus oncolytique, Myb34.5, associés à une chimiothérapie de référence, donnera tout d’abord  des solutions thérapeutiques aux patients atteints du cancer du pancreas et du foie.  Ces patients sont opérables dans seulement 10-20% des cas.

Environ 5 % des personnes atteintes d’un cancer du pancréas, tous stades confondus, survivent cinq ans après le diagnostic. Ce cancer est un des plus meurtriers. Par conséquent, il est le seul dont la mortalité est en augmentation. Cela est dû au fait que ce cancer reste longtemps asymptomatique. Les  cancers du pancréas sont dans leur majorité diagnostiqués tardivement ce qui rend leur traitement difficile.

Commercialisation des premiers traitements

Les progrès en virothérapie oncolytique sont rapides, mais il faudra encore quelques années avant que les premiers traitements puissent être commercialisés. Les biothérapies qui ciblent les cellules cancéreuses sont plus sévèrement régulées que la chimiothérapie qui vise toutes les cellules en prolifération, même les saines. Le virus est vivant et il  a mauvaise réputation. Par conséquent, les  médicaments biologiques développés à partir de cette hypothèse reçoivent plus difficilement une approbation de commercialisation, même à des doses thérapeutiques très faibles, comparé aux  agents de chimiothérapie conventionnels utilisés parfois à des doses élevées et ayant des effets secondaires.

Le début des essais cliniques de phase I avec Myb34.5 sont prévus  pour 2017

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