Home Non classifié(e) Neurologie Fiche maladie : la sclerose en plaques (SEP)

Fiche maladie : la sclerose en plaques (SEP)

0

SEP: Prévalence

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie dont les symptômes et l’évolution sont divers d’un patient  à l’autre. Elle affecte environ 2.5 millions de patients dans le monde. Du reste, c’est une maladie de sujets jeunes, et en pleine vie active, entre 20 et 30 ans, qui dure longtemps, voir des dizaines d’années, une maladie chronique et handicapante avec des rechutes et une continuité. Elle est deux à trois fois plus courante chez les femmes que chez les hommes.

SEP: Causes

Les causes de SEP sont encore méconnues. Il s’agit sans doute d’une prédisposition génétique associée à des facteurs environnementaux comme l’absence d’ensoleillement et la carence en vitamine D. Chez 25% des patients, des infections virales, tel que le virus d’Epstein Barr (EBV), responsable de la mononucléose, pourraient être à l’origine des poussées (périodes de troubles neurologiques et apparition des symptômes).

SEP: Définition

Cette maladie neurologique touche le système nerveux central. Nos fibres nerveuses sont entourées d’une gaine de myéline qui leur permet de conduire l’influx nerveux plus rapidement. La SEP est une maladie inflammatoire et auto- immune. Le système immunitaire des patients se dérègle et détruit la myéline considérée comme un corps étranger. Des symptômes neurologiques divers apparaissent selon les zones demyelinisees (Cerveau, nerf optique, moelle épinière).

SEP: Symptômes

Les symptômes sont souvent invalidants: fourmillements, diminution de la sensibilité, paralysies transitoires ou durables, troubles visuels, une fatigue chronique, troubles de l’humeur, dépression. Ils ont un impact sur la vie et l’activité professionnelles des patients.

SEP : Evolution et pronostic

Dans 90% des cas, on distingue la forme récurrente-rémittente (RMS) , caractérisée par un nombre de poussées, variable d’un patient à l’autre, entrecoupées de rémissions durant lesquels ne se développe plus aucun symptôme. Cependant elles peuvent laisser des séquelles et l’apparition d’un handicap résiduel . Souvent la forme RMS évolue secondairement vers une forme progressive avec une aggravation de l’état neurologique.

Dans 10% des cas, il y a des formes progressives insidieuses, forme sévère avec un handicap avec une gêne neurologique qui s’installe lentement sans poussées.

Le pronostic est imprévisible. La survie n’est pas affectée mais la qualité de vie est diminuée. Un diagnostic et un traitement précoce sont importants. Agir efficacement durant la phase initiale de la maladie évoluant par poussées, pourra retarder les phases plus tardives et plus handicapantes.

SEP: Traitement

Les traitements actuels diminuent efficacement la fréquence des poussées de 30 à 40% et ralentissent la progression de la maladie. Moins de poussées, c’est moins de séquelles neurologiques et a terme moins d’handicapes.   Ils sont moins actifs sur les formes progressives qui sont  déconnectees de l’inflammation. Par conséquent, ces dernières nécessitent des autres stratégies de traitement et constituent les objectifs de la recherche aujourd’hui.

  • Les Corticostéroïdes: Utilises à fortes doses, ils réduisent l’inflammation et raccourcissent la durée des poussées
  • Les immunomodulateurs: Ils agissent sur le système immunitaire pour le rendre moins agressif vis-à-vis de la myéline. Ils modulent en diminuant uniquement la composante agressive de l’action des cellules immunitaires. Ils sont administres en général en injection
  •  Les immunosupresseurs : Ils diminuent globalement les défenses immunitaires et peuvent induire une immunodépression. Traitement lourd, il est utilisé pour les formes agressives et graves de la maladie
  • Les Inhibiteurs Sélectifs des Molécules d’Adhésion (ISMA): Plus récents,  les immunosuppresseurs cibles, luttent de manière plus spécifique sur certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, en bloquant leur entrée dans le système nerveux central

Les effets secondaires des médicaments peuvent être des effets secondaires de confort, comme fièvre, courbatures, rougeurs de la peau, troubles digestifs, maux de tête pour les injections à des effets plus sévères, dues à la diminution de la réponse immunitaire. comme des infections herpétiques des encéphalites virales graves. Les patients sont donc soumis à une surveillance rigoureuse.

SEP: La recherche

Parmi les nouveaux médicaments en cours de développement, ceux qui bloquent la circulation des cellules immunitaires, qui les séquestrent dans les ganglions lymphatiques afin qu’ils ne puissent atteindre le système nerveux central. Ceux qui restaurent la myéline entre les crises (remyélinisation). Les traitements « neuroprotecteurs » qui empêchent la destruction des neurones associée à la maladie. Des injections à longue durée d’action pour diminuer la fréquence des poussées. Des cellules-souches afin de régénérer la myéline. L’immunothérapie spécifique, une technique qui rendrait le système immunitaire tolérant aux composants de la myéline, qu’il considère comme une ennemie et la vaccination contre un éventuel agent responsable de la cause de la SEP.
La journée mondiale de le SEP a lieu le dernier mercredi de mai, un partage de témoignage, de solidarité et espoir mondiaux pour sensibiliser le public aux personnes atteintes de la maladie.

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *